Livre sur le Centre de restauration des œuvres d’art de Lituanie


A la suite d’un reportage au Centre de restauration des œuvres d’art de Lituanie, mon premier livre de photographies a été publié en Lituanie sous le titre : « Kita paveikslu puse », ce qui littéralement signifie : « De l’autre côté de la toile ». Ce livre a pour but de faire découvrir par le biais d’interviews et de photographies un monde inconnu : la vie quotidienne des restaurateurs d’œuvres d’art.

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A propos du Centre de restauration

A l’abri dans l’une des nombreuses cours intérieures que recèle la vieille ville de Vilnius, le Centre de restauration des œuvres d’art de Lituanie est installé dans un ancien palais du XIXe siècle. 

Le Centre de restauration des œuvres d’art de Lituanie fut créé en 1978. L’idée première était alors de réunir sous une même entité plusieurs laboratoires scientifiques afin d’étudier, de conserver et de restaurer tout objet d’art. Aujourd’hui plus de soixante restaurateurs, qu’ils soient chimistes, peintres, sculpteurs, ferronniers, ébénistes, tapissiers, archéologues… conservent et restaurent tout ce que la main de l’homme a pu fabriquer. 

Les œuvres d’art modernes, notamment de l’époque soviétique, côtoient les momies et sarcophages égyptiens. Le Centre abrite neuf départements (peintures, papiers, sculptures, céramiques, textiles, métaux, meubles, et les laboratoires d’archéologie et de physique chimie) qui ont chacun leur particularité, leurs rites et leur histoire. 

A propos du projet de livre

« Cela fait maintenant près de 18 ans que j’habite à Vilnius. Vilnius est une ville qui se découvre par ses cours intérieures. Au fond de l’une d’entres elles, je me souviens d’une porte en bois qui m’intrigua. Elle semblait d’un autre siècle : j’avais l’impression de me trouver à la frontière d’un autre monde. Je n’osais point l’ouvrir bien qu’elle ne semblait pas fermée. En reculant et levant les yeux, je déchiffrais un texte apposé sur la façade de l’imposant bâtiment : « Centre de restauration ». Etant photographe, je connais la patience et décidais d’y revenir à un autre moment. Le temps passant, j’oubliais cette cour et cette porte. Le hasard m’y conduisit quelques années plus tard pour un projet avec l’Institut français de Lituanie où je travaille encore aujourd’hui. Ainsi, je découvris qu’au fond de cette cour existait un monde parallèle. J’eus alors la chance de rencontrer des restaurateurs au savoir-faire unique, travaillant et vivant parmi les œuvres d’art qu’ils restaurent au quotidien. Du 15e siècle pour les plus anciennes à l’époque actuelle, ces œuvres d’art façonnées de toutes les matières possibles et imaginables montrent ce que la main de l’homme a pu créer au fil des siècles. Ainsi, pendant deux ans environ, je vins régulièrement chaque matin photographier la vie quotidienne de ces restaurateurs qui vivent dans l’ombre des œuvres qu’ils restaurent. »

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La conception de ce livre dont la couverture a été réalisée en lin (clin d’œil aux restaurateurs qui utilisent ce matériau pour restaurer les toiles) a été confiée à l’artiste Ula Simulynaite.